Resil·IA·System est un projet de recherche-action sur la résilience numérique locale.
Cette page présente les 5 briques de base qui composent le cœur du dispositif.
Ce que c’est (en 5 briques)
🧠 Résumé en une phrase
Resil·IA·System, c’est l’idée d’installer dans les quartiers
de petits “cœurs numériques locaux” (serveur + WiFi + outils libres)
qui continuent de fonctionner même si Internet tombe,
et qui servent au quotidien pour l’info locale, l’entraide et les communs.
Low-tech & maillage : Wi-Fi local, cache hors-ligne, serveurs basse conso, procédures en cas de coupure Internet.
Hub local (mini-portail citoyen) : annuaire des ressources, alertes de quartier, carte des points utiles, fil d’info local, wiki.
PNC – Protection Numérique Civile : ateliers “premiers gestes numériques”, kits de continuité hors-ligne, protocole de sauvegarde de crise.
IA locale & mutualisée : petites IA on-prem pour les tâches de base (recherche, résumé, traduction) + passerelles API vers des IA externes pour les besoins lourds (traçabilité/éthique intégrées).
Données & Communs : modèles de données ouverts (horaires lieux publics, points de collecte, météo/air, solidarité alimentaire), outils de publication simple.
La première brique : un hub local
Au cœur de Resil·IA·System, il y a une idée simple :
créer des hubs numériques locaux, à la fois physiques et civiques, conçus pour tenir même quand tout le reste flanche.
💡 En temps normal, le hub agit comme une plateforme civique de base :
un point d’ancrage numérique physique pour le quartier, sur lequel tout peut se greffer.
⚠️ En temps de crise (panne, coupure, saturation), il bascule automatiquement en mode local :
il devient un nœud WiFi autonome, diffusant les ressources essentielles du territoire.
Qui est concerné par un hub local ?
L’idée n’est pas un gadget technique —
c’est une brique numérique civique pensée pour :
Les écoles techniques et universités
- Lieu d’expérimentation, de formation, de prototypage
- Projet concret pour impliquer les étudiants en ingénierie, informatique, réseaux, cybersécurité
- Environnement idéal pour documenter, améliorer, et transmettre
Les médiathèques, tiers-lieux, fablabs
- Déjà ancrés localement, au cœur des usages numériques
- Lieux d’accueil naturel pour un hub local + bornes WiFi
- Catalyseurs de pédagogie, inclusion, innovation de proximité
Les collectivités (mairies, territoires, services publics)
- En première ligne en cas de crise (coupure Internet, réseau saturé, cyberattaque…)
- Besoin croissant de souveraineté numérique locale, de continuité de service
- Opportunité de montrer un engagement concret et duplicable
Les citoyens concernés
- Usagers en fracture numérique
- Makers, bricoleurs, low-tech, hackers citoyens
- Personnes en recherche d’autonomie numérique concrète
- Communautés sensibles à l’écologie numérique, à l’auto-hébergement, aux communs
Les pros de l’ESS, coopératives, associations locales
- Porteurs d’initiatives souvent numériques mais déconnectées physiquement
- Intéressés par des outils partagés, documentés, adaptables
- Besoin de mutualiser ressources, accès, services — même hors ligne
Un hub peut être porté par un acteur, accueilli par un autre, partagé par tous.
C’est un commun territorial à activer selon les besoins du lieu.
Concrètement, un hub local, c’est :
- Un serveur + borne WiFi
- Connecté aux écoles, à la mairie, aux tiers-lieux
- Relié en réseau P2P local
- Alimenté en infos locales utiles (alertes, entraide, carto, contacts)
- Capable d’héberger des communs numériques (docs, cloud local, IA légère, etc.)
- Basé exclusivement sur du matériel existant et des logiciels libres
- Et opérable sans Internet pendant plusieurs heures ou jours
C’est une infrastructure civique de base,
sobre, duplicable, activable dans n’importe quel quartier.
Les deux visages d’un hub local
En temps normal : une infrastructure civique utile et responsable
Le hub fonctionne comme une plateforme numérique de proximité, sobre, locale et collective.
Avantages :
- Accès aux ressources locales sans dépendre du cloud mondial
- Hébergement de services civiques : infos, documents, outils d’entraide
- Relocalisation du numérique : serveurs, données et services ancrés sur le territoire
- Soutien aux dynamiques locales : écoles, tiers-lieux, associations, petits commerces
- Réduction de la consommation réseau inutile (un menu de pizzeria n’a pas besoin de traverser 3 continents)
- Base de culture numérique locale : sensibilisation à la PNC (protection numérique civile)
En cas de crise (panne, coupure, saturation…) : un filet de sécurité numérique
Même si la crise n’arrive jamais, c’est ce qu’elle rendrait possible ce jour-là qui justifie son existence.
Capacités :
- Diffusion WiFi locale de données vitales (alertes, cartes, consignes)
- Maintien des communications de base via tchat local / messagerie interne
- Accès continu à des ressources publiques stockées localement
- Continuité pédagogique ou administrative minimale (documents, supports, formulaires)
- Cloud local de secours pour partager ou sécuriser les données essentielles
- Système autonome temporaire, alimentable sur batterie ou générateur
Le hub n’est pas une assurance tous risques.
C’est une ceinture de sécurité numérique.
On espère ne jamais en avoir besoin.
Mais le jour où tout saute, on est content qu’elle soit là.
🔗 Et La BRIK Project là-dedans ?
La BRIK Project, portée par MDIY – Les Makers d’Ivry,
est l’un des premiers projets concrets qui se branchent sur Resil·IA·System.
Elle explore une autre dimension de la résilience locale :
🧱 le réemploi, les communs, les fablabs, l’IA citoyenne,
avec des briques comme Brikatroc, Brikacorner, BrikaTech, Brikafé IA…
➡️ En résumé :
Resil·IA·System pose l’infrastructure civique.
La BRIK Project y apporte des usages concrets pour le réemploi et l’économie circulaire.
Lancement à Ivry-sur-Seine
Une première expérimentation technique et territoriale est en préparation à Ivry, en lien avec :
- les écoles techniques du secteur,
- les tiers-lieux, associations et collectifs,
- les services publics locaux,
- les citoyen·nes volontaires.
Tout est à construire.
Le projet avance à pas humains, mais vise loin.